Site officiel - yvrandes.fr
Un pot-au-feu avant noël à Yvrandes.

Les membres du club des amis d'Yvrandes ont organisé un repas le Jeudi 17 Decembre2015  dans la salle d'Yvrandes en présence d’une trentaine de personnes.

Au menu POT AU FEU.

 

Un peu d'histoire:

Difficile de dater le pot-au-feu dans l’histoire de la cuisine française, il semble toujours avoir existé et contenté les estomacs à toutes les périodes de l’histoire, il était et est toujours considéré comme le plat national.

 

Durant les siècles du feu de bois dans l’âtre, le vase (le pot en terre) contenant le précieux liquide était perpétuellement dans le coin à cuire doucement, on se servait le soir d’une soupe qui était indispensable.

 

La recette est simple, mais pour bien faire il faut des produits de qualité, viande et légumes doivent être frais et de saison, commencez un pot-au-feu toujours à l’eau froide et aussi indispensable et salez peu ou pas au début.

 

Le pot de terre, bien que donnant le meilleur résultat gustativement parlant était fragile et difficile à nettoyer, aussi dès le début du XIXe apparût le pot en fonte de fer émaillé ,plus adapté au nouveau fourneau au charbon et charbon de bois qui apparaissent au début du siècle aussi, le gaz et l’électricité qui suivront vers la fin du siècle ne vont que renforcer la lutte du pot de fer contre le pot de terre au détriment de ce dernier.

 

Le pot de fer va diminuer aussi la durée de cuisson et permettre d’arrêter cette cuisson plus facilement, les pots de fer étaient munis de poignées ce qui n’étaient pas le cas de ceux en terre.
On se servait du bouillon qui restait du pot-au-feu, comme base pour tous les potages.

 

En général un pot-au-feu se consommait sur plusieurs jours, on rajoutait de l’eau et l’on redonnait un bouillon avant de le manger les jours suivant du premier jour.

 

Recette de grand-mère :

Prendre du boeuf du nord de préférence (considéré à l’époque comme le meilleur) de la culotte, du grumeau, de la bavette d’aloyau et des plates cotes, le tout coupé en gros morceaux et lavé à grande eau avant de les plonger dans l’eau froide du pot, il faut un litre d’eau par 500 grammes de viande.


Mettre à cuire sur le fourneau et ne pas saler au début, ne jamais couvrir un pot-au-feu lors de sa cuisson, il faut qu’il s’évapore, si le niveau baisse trop ne pas hésiter à rajouter de l’eau froide. Une fois atteint le point d’ébullition, mettre le pot sur le côté du feu et laisser cuire a souri (c’est-à-dire sans ébullition, juste à la limite), la cuisson de la viande doit durer au moins quatre heures à feu constant. Au bout de ces quatre heures ajouté les légumes, poireaux, carottes, navets, un ou deux oignons piqués de clous de girofle pas plus et assaisonner de sel et de mignonnettes de poivre de la Jamaïque de préférence, un bouquet garni et un peu de noix de muscade râpé ou de macis si vous en avez . Les légumes doivent être coupés en gros morceaux de façon à ne pas disparaitre dans la cuisson, on rajoute aussi des os à moelle emballés dans du tissu de façon à ce qu’il ne perde pas leurs moelles durant cette cuisson.
remettre à cuire, toujours sur un coin du fourneau, la flamme vive est à déconseiller, et cela pour deux heures, ensuite laisser reposer une heure et servez.


On sert la viande, les os à moelle et les légumes à part dans un plat de service et le bouillon dans une soupière, souvent on servait des croutons dorés aux feux à part.

Diaporama